Quand il se sentait à bout de tout, Jack cherchait l’apaisement par le biais d’un souvenir. Le souvenir d'une sensation peut-être à jamais perdue. Le souvenir d’une nuit. De la dernière nuit où il avait pu fermer l’œil sans s’en sentir coupable. Au plus profond de son âme, ce moment rarissime gardait le goût du triomphe.
Affichage des articles dont le libellé est Ron. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ron. Afficher tous les articles
mardi 17 août 2010
dimanche 15 août 2010
L'Affiche
La réalité n'était plus la réalité. Ou plutôt, elle ne l'avait jamais été. Je l'avais tout d'abord constaté sur un détail. Ce genre de moment où la découverte d'un petit bout de peau nécrosé sur le visage vous fait subitement prendre conscience que c'est le début de la fin. Pour moi, tout commença au milieu d'une nuit d'hiver. Ou d'été, cela n'a pas d'importance car vous comprendrez bien, chers lecteurs, que les saisons ne sont plus les saisons. Qu'elles ne l'ont probablement jamais été.
Le réveil
Bien sûr, il passa la journée empêtré dans ses draps, à scruter ces murs crépis qui suintaient la détresse. Et bien sûr, cette façon d'occuper son esprit était un moyen comme un autre de lutter contre la souffrance effroyable qui avait pris possession de son corps. Le supplice inquiétant l'avait saisi au moment même où il avait ouvert l'œil, et maintenant, la douleur le contraignait à se tordre dans tout les sens. Comme un ver qu'on épingle. Lui connaissait bien cette sensation des plus désagréables, il s'était même persuadé d'être le seul homme sur terre à la connaître. Et quelque part, il est vrai que cela ne pouvait pas en être autrement car aucun système nerveux n'était en mesure de supporter ça. Aucun, excepté le sien. Ne parvenant pas à tirer de leçons de ses nuits diaboliques, ce genre de lendemain trempé de sueur et de pisse froide se faisait de plus en plus fréquent dans l'existence de l'homme. Mais désormais, il savait ce qu'il avait à faire. Il savait qu'il ne lui restait qu'à tenir bon, qu'à attendre la tombée du jour pour relancer la machine et tout l'enfer qu'elle promet... Son gogo, il le subissait chaque soir, et c'était avec une fierté de fer qu'il en acceptait les revers.
Inscription à :
Articles (Atom)